Chroniquede jeremy rubenstein
Il y a bientôt trois mois que la droite est arrivée au pouvoir en Argentine. En tant qu’historien ou chroniqueur ou je ne sais trop quoi, je pensais écrire quelque chose à ce propos, tenir un registre du changement. Après tout, depuis que je vis ici, c’est le premier changement de gouvernement dont je suis témoin, si bien qu’il y a matière à observer. Mais les jours, puis les semaines, passant, je n’ai rien à raconter. Pas qu’il ne se passe rien, loin de là, entre les dizaines de décrets...Lire la suite / leer mas
Crónicade jeremy rubenstein
Corruption généralisée, hissé au podium mondial du narco-trafique, toutes les infrastructures laissées à l’abandon malgré des impôts qui ont explosé… le nouveau président argentin a dressé un tableau effarant du pays qu’il a trouvé et, a t-il précisé, il aurait pu poursuivre une journée durant la liste des désastres que la nouvelle équipe au pouvoir rencontré après 12 ans de kirchnérisme. On pourrait ici tâcher de lui donner quelques raisons, en dressant un tableau plus nuancé des années Kirchner qui n’ont certainement pas manqué de corruption et forfaitures en tous...Lire la suite / leer mas
Articlede jeremy rubenstein
La réactivité de la presse internationale pour relayer ou dénoncer toute intervention de l’Etat dans le fonctionnement des médias en Amérique latine durant la longue décennie des gouvernements progressistes tranche singulièrement avec le silence des médias français sur les agissements du nouveau gouvernement argentin. Pourtant, les spectaculaires mesures qui s’enchainent depuis sa prise de fonction (10 décembre) affectent directement l’indépendance de l’ensemble des médias du pays. En effet, un des premiers décrets du nouveau président Mauricio Macri vise à créer un ministère des Communications dont l’une des fonctions est de...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Après une campagne électorale fondée sur l’idée de consensus et de respect, dont la stratégie consistait à prendre le contrepied de l’adversaire kirchnériste attaché à l’image du conflit et de l’outrance, le gouvernement élu de M. Macri montre un visage moins avenant et franchement réactionnaire. La nomination des nouveaux ministres est l’occasion de voir réapparaitre une ribambelle de noms célèbres durant la dernière dictature (1976-1983) ou les dix années ultra-libérales du ménémisme (1989-1999). Ces noms, portés par des fils ou des neveux de personnages de sinistre mémoire, donne l’ambiance. Derrière...Lire la suite / leer mas
Écrit de Johan Sébastien
Nouvelle (2005) *** Chapitre 1 A la génération de son père on mourrait à trente ans. H. a précisément trente ans et n’est pas spécialement attiré par la mort ou du moins a t-il admis la vie en refusant le suicide. Du coup, il se demande que faire avec cette vie. La question n’en reste pas là et il se demande ce qu’est sa vie. Étant rationnel, H. considère que sa vie est l’ensemble de ce qu’il a fait et ferra. Pour être sûr de ne rien oublier, il fait...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Quiconque s’intéresse à la politique argentine reste dubitatif devant le péronisme, ce mouvement qui domine la scène politique nationale depuis 1945 jusqu’à aujourd’hui. Comment pourrait-on s’y retrouver si certains péronistes se disent de d’extrême-gauche, de gauche, progressistes, conservateurs, d’autres de droite, d’extrême droite, néolibéraux, libéraux, keynésiens, sans parler des Putos Peronistas (les « Péronistes Pédés », organisation principalement dédiée à aider les prostitués homosexuels), voire des anarchistes péronistes (oui, ça existe!) ? Certainement, personne ne peut comprendre quoique ce soit en abordant le phénomène à travers des idéologies ; du...Lire la suite / leer mas
Écrit de Johan Sébastien
L’ironie était admise si elle passait pour du cynisme ; elle était en revanche fermement déconseillée si on y décelait de l’humour. • • • C’était l’époque de l’étrange passage du divan au “Mur”, aussi appelé curieusement “Réseaux Sociaux” –dont la fonction semblait pourtant d’acter la mort clinique de la société. Ainsi, ils abandonnaient en masse leurs discrètes analyses pour clamer publiquement leurs névroses grandes et petites. Des Pages spécialisées apparaissaient, telle Ma Chère Névrose Point Com, où se déversaient des torrents d’égos plus ou moins malmenés par les parents,...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Derrière le pouvoir, soit disant froid, des fonctionnaires clefs des institutions européennes, il y a bien moins une implacable rationalité technocratique, que des hommes dont les carrières dessinent une idéologie forcenée qui les rétribuent très bien en retour. Ils sont peut-être plus polis, ou moins sanguins, que le clan de W. Bush de la décennie passée, ils n’en sont pas moins criminels. Ce sont les adeptes d’une idéologie fondamentaliste qui a ça de particulier qu’elle sait rétribuer avec magnificence, ici et maintenant, ses épigones. Ce sont des militants tout aussi...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Il est des mots qui apparaissent comme ça, d’abord en douce, comme une nouveauté qui claque dans le phrasé d’un intellectuel de radio, sans qu’on n’en saisisse bien le sens, mais dont on sent que ça en impose, y’a du concept là-dedans. Puis, quelques mois plus tard, le mot s’est banalisé, pas un jour sans qu’une émission, un article, ne glisse le mot magique. Celui de « résilience » à un côté aguicheur, assez complexe pour qu’on ne le range pas immédiatement dans les artefacts du management d’entreprise. Encore un...Lire la suite / leer mas
Articlede jeremy rubenstein
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Membres du Jury, je vous remercie de votre présence aujourd’hui, ainsi que, très sincèrement, d’avoir porter votre attention sur ma recherche. Ensuite, je voudrais commencer par exprimer mon profond étonnement de me retrouver ici. Cette surprise touche, tout à la fois, à l’aboutissement d’une thèse, à son sujet mais aussi, plus simplement, au fait d’avoir initier des études supérieures qui mènent à ce jour. Car pas grand-chose ne laissait prévoir qu’il me serait donné d’exposer les conclusions d’une recherche savante dans l’enceinte d’une...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Forcément, vous en avez entendu parler, ce sont des loups solitaires ou des bandes organisées; pour beaucoup, ils ont fait des études supérieures dans de prestigieuses universités occidentales; rien ne laissait prévoir cela, et pourtant, de dérives en dérives, les voilà aux « unes » des journaux suite à une opération terroriste plus ou moins spectaculaire, qui laisse un paysage de stupeur et désolation. Les populations sont atterrées, les politiques consternés, les commentateurs cherchent à comprendre : que s’est-il passé ? Comment ont-ils pu ? Vous l’aurez compris, il est...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
"On va vous marcher dessus, on va vous rentrer dans le lard, il faut vous écraser". "De toute façon, les Français vous détestent. Notre plan média, c'est de vous attaquer à mort. La presse nous est défavorable, pourquoi continuer à collaborer avec elle ?". C'est ainsi que Philippe Martel, chef de cabinet de Marine Le Pen, expliquait il y a peu le “plan média” du FN en s’adressant aux “journalistes institutionnels”. Directement menacés, la plupart des journalistes qui ont réagi à cette poussé de franchise du chef de cabinet de...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
La dernière déclaration médiatisée de JM Le Pen, pour qui le virus Ebola résoudrait le “problème” de l'immigration, est déjà présentée comme un nouveau “ dérapage ”. Personne ne croit plus à ce thème de dérapage, il ne s'agit jamais de manque de contrôle sur le discours mais, tout au contraire, de bien fixer les lignes idéologiques. En l'occurrence, il s'agit de rappeler que le FN est un parti d'extrême-droite, entre autres xénophobe et adepte de solutions finales (Le Pen proposait déjà dans les années 80 d'enfermer les malades du...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Sous des prétextes a priori nobles, ou d'une bonne volonté manifeste, face à des discours sans conteste “inacceptables” (de notre point de vue), un certain nombre de discours sont interdits en France. En particulier, les expressions de racisme sont plus sévèrement jugées que les simples injures “classiques”. L’effet principal d'une telle mesure n'est, bien entendu, pas la disparition du racisme (qu'il soit un sentiment ou une idéologie politique) mais son camouflage sous des termes qui obscurcissent considérablement les débats. On ne déteste plus les Arabes, pas plus qu'on vomit les...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Depuis quelques années, Michel Onfray propose un cours magistral, largement diffusé pour ce genre d’exercice, pompeusement intitulé « contre-histoire de la philosophie ». Onfray s’attaque chaque année à une figure marquante de la vie intellectuelle européenne des derniers siècles, s’attachant à discréditer le personnage pour déboulonner sa pensé comme une imposture. Ainsi de Marx, Freud, Sartre, etc. Le cours est toujours construit sur le tableau très noir de la cible de l’année et, en contre position, Onfray offre un ange injustement inconnu ou malaimé de ses contemporains, ainsi de Camus…...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Durant mes premières années de fac, nous avions un cours obligatoire d’Histoire des relations internationales. Dans l’amphi, résonnait la voix enveloppante de la prof qui répétait à l’envie « la Fraaance, en tant que graaande puissance », ce qui déclenchait immanquablement quelques sourires, voir des crises de rire. Il y avait quelque chose d’irrémédiablement désuet chez cette femme derrière son pupitre qui cherchait à en imposer par la grandiloquence de l’intonation. Pourtant, elle cherchait simplement à nous expliquer le concept de « puissance » et probablement pensait-elle que la grandiloquence...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
En quelques jours, des farces planétaires révèlent le niveau de déliquescence des pouvoirs institués, comme si le vernis de sérieux s’était brusquement lézardé pour montrer les planches pourries sur lesquelles les puissants dansent. A priori rien à voir entre la mort annoncée de Nelson Mandela et le feuilleton on line de la traque d’Edward Snowden mais ces deux scènes montrent crûment les plus grands pouvoirs mondiaux empêtrés dans leurs contradictions. La semaine passée, des centaines ou des milliers de journalistes se ruent en Afrique du Sud, avec les rédactions des...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
La mairie de Buenos Aires cache habituellement ses orientations politiques derrière un pudique voile d’apolitisme qui oscille entre le « bon sens près de chez vous » et le crétinisme publicitaire avec des slogans tels que « Vous êtes bienvenu » ou « Vous êtes partout chez vous ». Ces formules idiotes ont véritablement envahi la ville, toujours en jaune et noir (qui ne sont pas les couleurs de la Ville mais du PRO, le parti du maire Mauricio Macri). Mais derrière les fadaises publicitaires, apparaît le vrai visage d’une...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Le diable a des lunettes exubérantes et une bonne bedaine, il s’appelle Jorge Lanata et c’est un journaliste argentin. Depuis qu’il a mis en cause l’ancien président, Nestor Kirchner (mort en 2010), dans une affaire de corruption et de blanchiment d’argent, Lanata est devenu l’homme le plus controversé du pays. Adulé par la foule anti-kirchnériste qui manifeste dans des caserolazos hipe (ce sont essentiellement les classes les plus aisées qui tapent désormais sur des casseroles), il est décrit par les médias pro-gouvernementaux comme la pire engeance qu’ait jamais produit l’Argentine...Lire la suite / leer mas
Chroniquede jeremy rubenstein
Avec un retard à l’allumage, la méga enquête journalistique dite des offshore leaks, apporte quelques révélations sur des Argentins possédant des entreprises fantômes dans des paradis fiscaux. Comme prévu , ces noms révélés par le journal conservateur La Nación , pointe dans une seule direction : vers le gouvernement, quitte à les lier un peu abusivement au kirchnérisme. En effet, les documents du ICIJ n’ont donné lieu, pour l’instant, à aucune révélation sur des personnalités de premier plan, ce n’est donc qu’un obscur secrétaire parlementaire qui vogue dans les allées...Lire la suite / leer mas

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